10 points clés pour comprendre les manifestations en Thaïlande


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Les passions politiques font rage à Bangkok et l'avenir du gouvernement thaïlandais est incertain. Voici ce que vous devez savoir.

La semaine dernière, des milliers de manifestants antigouvernementaux ont assiégé les bureaux du Premier ministre thaïlandais, exigeant sa démission.

L'état d'urgence a été imposé dans la capitale après que des manifestants antigouvernementaux se sont battus avec des partisans du gouvernement, faisant un mort et des dizaines de blessés.

Des images de manifestants poussant les portes, se recroquevillant parmi des nuages ​​de gaz lacrymogènes et affrontant des groupes opposés ont suscité des appels d'amis et de familles inquiets à l'étranger qui demandent:

"Que ce passe-t-il?" Que se passe-t-il?"

Voici 10 points clés qui expliquent la dernière lutte politique en Thaïlande:

1. Qui est impliqué?

Les manifestants représentent largement l’Alliance populaire pour la démocratie (PAD). Ils se rassemblent près du siège du gouvernement depuis des mois avant les actes d’agression de la semaine dernière. Leur objectif est de renverser le gouvernement actuel du Premier ministre Samak Sundaravej, un mandataire de l'ancien Premier ministre Thaksin Shinawatra, qui a été évincé lors d'un coup d'État non violent en 2006.

2. Quels sont les enjeux?

Le PAD est vaguement composé de nombreux groupes, représentant des Thaïlandais de tous horizons. Vivement anti-Thaksin, ils en ont assez de la corruption et des abus de pouvoir du gouvernement.

Les partisans du PAD portent du jaune, la couleur associée au monarque constitutionnel bien-aimé de la nation, indiquant un fort sentiment royaliste.

Thaksin a récemment fui en Angleterre pour échapper aux accusations de corruption, et une énorme affiche recherchée du premier ministre déchu et de sa femme orne le lieu de protestation sur l'avenue Rajdamnoen.

3. Le PAD ne soutient PAS la démocratie pure

Le gouvernement actuel a été élu en décembre dernier, soutenu par les pauvres des zones rurales et urbaines, une majorité de l'électorat thaïlandais. Les pauvres de Thaïlande sont majoritairement pro-Thaksin, conquis par des politiques populistes telles que les soins de santé bon marché.

Cette semaine, la Commission électorale a recommandé que le parti du Premier Ministre soit dissous en raison d’une condamnation antérieure de l’un de ses dirigeants pour achat de voix, pratique courante dans la culture politique thaïlandaise.

4. La fierté nationale a été récemment blessée

Un autre grief qui a attisé les flammes du mouvement PAD comprend l'approbation par le ministre thaïlandais des Affaires étrangères du temple de Preah Vihear, longtemps contesté, en tant que site cambodgien du patrimoine mondial de l'UNESCO.

La décision a été prise sans transparence, suggérant qu'un accord louche s'est produit. Les détracteurs ont hurlé sur la prétendue perte de souveraineté nationale, et le ministre en question a depuis démissionné.

5. Des mandats d'arrêt ont été émis, mais non exécutés

Des mandats d’arrêt ont été émis contre les neuf dirigeants de la manifestation du PAD pour le raid de la semaine dernière sur une chaîne de télévision gouvernementale et la saisie du siège du gouvernement, mais les dirigeants n’ont pas été arrêtés. Ils font tous face à des accusations pénales passibles de la peine de mort ou de la réclusion à perpétuité.

6. Le premier ministre est instable

L'actuel Premier ministre Samak est un vétéran de la politique thaïlandaise, et est largement connu pour sa manière bourru et sa nature acharnée. Sa santé mentale a été remise en question publiquement à plusieurs reprises. En 1976, Samak a ordonné un massacre d'étudiants manifestants à Bangkok, mais a proclamé dans une récente interview de CNN qu'un seul manifestant était mort.

7. Le Premier ministre peut démissionner

Des rumeurs selon lesquelles Samak démissionnerait circulaient récemment autour de Bangkok (un quotidien de langue anglaise a fait la une de «Samak au bord de la sortie»), mais au lieu de cela, le Premier ministre a annoncé: «Ne pensez même pas que je vais démissionner. Le pays a besoin d'un leader et le monde nous regarde.

Samak a également déclaré qu'il ne dissoudrait pas le Parlement. C'est confu. Son agenda n'est pas tout à fait clair.

8. Il n'y aura probablement pas de coup d'État

Il est peu probable qu’un coup d’État ait lieu, malgré l’état d’urgence déclaré. Ce décret interdit les rassemblements de plus de cinq personnes ou de tout groupe susceptible de provoquer des troubles et donne à l'armée et aux chefs de police le contrôle total de la ville.

Beaucoup pensent que cette déclaration est injustifiée; la violence a été relativement minime et contenue dans une petite partie de la ville.

Samak a apparemment tenté de se prévaloir de l'état d'urgence pour justifier l'expulsion forcée de manifestants du complexe gouvernemental. Cependant, le chef de l'armée a souligné qu'il éviterait à tout prix le recours à la violence.

9. Les syndicats se mobilisent

Les syndicats de gauche se sont joints aux manifestants pour s'opposer au gouvernement. Les travailleurs du secteur des transports, notamment ferroviaire, aérien et maritime, ont parfois cessé de travailler, entraînant des pertes financières, des perturbations des services et des inconvénients pour les passagers et les entreprises.

Les travailleurs des services publics ont également menacé de couper l'électricité et l'eau des bureaux gouvernementaux, mais cela ne s'est pas produit.

10. Le peuple décidera

Le dernier développement est qu'un référendum, un vote direct du peuple, sera organisé avec trois questions:

Le gouvernement devrait-il rester au pouvoir, démissionner ou dissoudre la Chambre pour des élections anticipées? Le PAD devrait-il continuer ou mettre fin à ses protestations? La proposition du PAD pour une nouvelle politique de refonte du système électoral devrait-elle être acceptée?

À ce stade, personne ne sait vraiment ce que cela signifie, combien de temps cela prendra ou comment les choses finiront.


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